Publication du n° 178 d’Infosurr

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Chers abonnés, chers lecteurs

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le numéro 178 d’Infosurr est paru, le deuxième de cette année. Le numéro est envoyé aux abonnés par courrier postal.

Ce numéro, sur 12 pages, continue à aborder ce qui s’est passé en 2025. Avec toujours le soucis de mettre en avant des parcours exemplaires.

Le numéro s’ouvre ainsi sur un hommage à Alan Glass qui a « travaillé par libre association pour créer ou découvrir des liens entre divers objets » et dont l’oeuvre multiple commence à avoir la reconnaissance qu’elle mérite. Nous proposons maintenant une rubrique « (In)actualités » pour rattraper des omissions dommageables (musée Magritte, Alice Becker-Hoi et Roman Erben dans ce numéro).

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Alan Glass, Mondes et merveilles

[…] Alan Glass est né et a grandi à Montréal, où il a suivi des études d’art auprès d’Alfred Pellan. Il s’installe à Paris en 1952, où il rencontre plusieurs personnalités proches du surréalisme (Mimi Parent et Jean Benoît – eux aussi Québécois –, Yves et Aube Elléouët, Alejandro Jodorowsky, entre autres). Sa première exposition a été organisée par André Breton et Benjamin Péret à la Librairie Le Terrain vague en 1958, avec un catalogue préfacé par Jodorowsky. Bien que proche de certains surréalistes, Glass n’a pas voulu rejoindre le groupe à Paris. Il s’est installé à Mexico en 1963, où il a passé le reste de sa vie. Jodorowsky a présenté Glass à de nombreux artistes qu’il connaissait depuis son séjour au Mexique : Leonora Carrington, Kati Horna, Pedro Friedeberg, Bridget Bate Tichenor, Edward James, etc., dont beaucoup étaient des expatriés comme Glass. […]

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Jacqueline Chenieux-Gendron

Elle fut une universitaire reconnue sur le surréalisme mais pas seulement. Elle a enseigné à l’Université Denis-Diderot-Paris 7, où elle a dirigé de nombreuses thèses sur le surréalisme. Elle a surtout
fondé et dirigé la revue Pleine marge (1985-2009), importante pour la valorisation et la connaissance du surréalisme.

Il restera surtout cette belle aventure de Pleine marge, revue qui
n’était pas qu’universitaire, loin de là même.

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Marc’O, L’Art d’en sortir

L’Art d’en sortir est un livre d’entretiens entre Marc’O et l’éditeur Gérard Berréby, enregistrés à Paris en 2024 et accompagné de différents témoignages. Marc’O (Marc-Gilbert Guillaumin) a fréquenté de près les lettristes dans les années 50. […]

À la différence de la plupart des lettristes, il côtoie aussi les surréalistes.

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Publication du n° 177 d’Infosurr

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Chers abonnés, chers lecteurs

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le numéro 177 d’Infosurr est paru, le premier de cette année. Le numéro est envoyé aux abonnés par courrier postal.

Ce numéro, sur 12 pages, continue à aborder ce qui s’est passé en 2025. Avec toujours le soucis de mettre en avant des parcours exemplaires :
Mise en avant est faire de la persévérance en surréalisme et en révolution de Franklin Rosemont, avec le compte rendu d’une anthologie de ses écrits où brillent « l’étendue du savoir, la finesse de la sensibilité et la persistance d’un humour radical de l’animateur du groupe surréaliste américain » (la couverture de Surrealism, Bugs Bunny, and the Blues est en première page de ce numéro) ;
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Marie-Claude Schoendorff (1937-2026)

Après la création d’un comité de soutien pour l’Atelier Max Schoendorff, nous apprenons le décès de Marie-Claude Schoendorff le 26 janvier. Georges-Henri Morin lui rend hommage :

Combien sommes-nous encore à avoir entendu, lors d’une réunion du bureau de l’URDLA,  Max Schoendorff, le président, interrompre, d’une de ces formules qu’il affectionnait, un échange sans issue : « Vous me regretterez quand vous saurez ce que c’est que la veuve de l’artiste ! » Menace sans fondement : la veuve ne se substitua pas au peintre décédé et pour qui connaissait Marie-Claude, cela allait de soi.

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Françoise-René Simon, Cette ortie folle…

Les pages de ce livre de François-René Simon se veulent celles d’un bilan, mais peut-être s’agit-il en fait pour lui – c’est ainsi que je les lis – de témoigner des conséquences à longue portée d’un pari. D’un pari réussi qui a consisté pour un très jeune homme déjà sûr au fond de lui-même que poésie et révolte ne peuvent que s’exalter l’une l’autre, à écrire à André Breton.

Et à espérer, tout de même, une réponse. Qui certes se fera quelque peu attendre, de décembre 1964 à mars 1965 : mais ensuite, tout se précipita. Le jeune homme qui n’a alors qu’une connaissance rudimentaire du surréalisme, rencontre Breton dans son atelier, 42 rue Fontaine. Il faut croire que celui-ci avait tout de suite deviné que son jeune visiteur était profondément pénétré de l’idée surréaliste puisqu’il l’invite, séance tenante, à venir au café où se réunit le groupe surréaliste. Mais Breton, contrairement à toutes les stupidités qu’on a pu écrire à son propos, n’était-il pas, à la suite d’Apollinaire, doué de cette « bonté, contrée énorme où tout se tait », qui fonde l’éthique de tout véritable poète ? […]

Extrait de l’article de Guy Girard paru dans le n° 176 d’Infosurr.

François-René Simon, Cette ortie folle…, Paris, éd. des Cendres, octobre 2024.