Archives de catégorie : Les extraits de notices

Expositions, publications, revues, films, DVD décrits dans Infosurr

Jean Terrossian

Jean Terrossian découvre le surréalisme en lisant les Manifestes d’André Breton en 1948 : il y approuve l’expression « la plus aiguë » de sa révolte intérieure. Il commence à peindre en 1949. Onze ans plus tard, son épouse acquiert une toile d’un artiste qu’elle ne connaît alors pas plus que lui : Jorge Camacho – qu’ils rencontrent
le lendemain (il deviendra leur voisin) et qui servira d’intermédiaire l’année suivante pour que Terrossian soumette à André Breton ses dessins et pastels…

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Vendredi, revue à 1 exemplaire

[…] Une revue étonnante Vendredi : une revue réalisée à … un seul et unique exemplaire. Le « rédacteur en chef » ou plutôt l’initiateur de l’aventure est Paul Colinet. Son neveu n’est autre que Robert Willems (cf. Infosurr, n° 36), connu pour ses dessins surréalistes. Après avoir participé à l’aventure de l’hebdomadaire surréalisant Le Ciel bleu, Willems part en 1949 avec son épouse Odette au Congo belge, pour faire profession de comptable.

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Roman Erben

Ses oeuvres n’ont jamais abandonné cette pulsion dont Petr Kral disait qu’elle sert « de décharge aux visions accumulées et déversées sur la toile avec autant de fureur que l’oeil en a d’abord mis à les engloutir ». Et il est vrai qu’elles sont toute une brocante de rêves impossibles car monstrueux. On dirait que dans ses dessins les créatures de Tanguy se sont précipitées les unes contre les autres en se désintégrant et en s’interpénétrant.

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Agustín Cardenas – Mon ombre après minuit

En 1975, André Pieyre de Mandiargues saluait Cárdenas comme « le sculpteur surréaliste par excellence ». L’exposition présentée à la Maison de l’Amérique latine, Cárdenas. Mon ombre après minuit, confirmait qu’il est aussi un des grands dessinateurs surréalistes, tant sa main, guidée par l’automatisme et la rêverie, semble obéir aux suggestions des lignes qu’elle invente, opérant à tout coup au profit du désir et confiant à ses formes allusives la tâche d’en multiplier les possibles. […]

Extrait de l’article de Gérard Durozoi paru dans le n° 156 d’Infosurr.

Agustín Cárdenas, Mon ombre après minuit, 9 juin – 6 août 2021, Paris, Maison de l’Amérique latine.

Hommage à Nanos Valatoris

[…] Valaoritis choisit de nouveau l’exil lors de l’arrivée au pouvoir des colonels en avril 1967. […] En 1967, City Lights, la maison d’édition de Lawrence Ferlinghetti, publie ses poèmes et un de prose, My Afterlife Guaranteed [Mon certificat d’éternité], oeuvre importante, traduite en français en 2001 et que Jacques Lacarrière présenta en ces termes :

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Jean-Claude Silberman, Passerelle d’oiseaux

[…] Faut-il ajouter que Passerelle d’oiseaux rend euphorique et que son lecteur éprouve un plaisir le faisant complice d’un auteur qui considère sans forfanterie que « décidément [il] plai[t] à la vie » ? Ceux qui connaissent déjà la poésie de Silbermann trouveront dans ce recueil la confirmation et un enrichissement ce qu’ils pressentaient.

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Juliette Roche, l’insolite

Que sait-on en général, quand son nom n’est pas inconnu, de Juliette Roche ? Qu’elle a un peu fréquenté les milieux d’avant-garde et Dada à New-York et Paris, qu’elle a peint dans l’ombre de son mari Albert Gleizes avant de se consacrer à une fondation en son honneur, que le couple avait installé une communauté pour artistes à Moly Sabata (Isère) et vécu à Saint-Rémy-de-Provence. Roche était de surcroît réputée pacifiste, féministe et à sa manière écologiste avant l’heure.

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