En publiant une anthologie consacrée aux femmes du surréalisme, Marie-Paule Berranger répond à une légende tenace de machisme inhérent au « club mâlic » qui se regroupa autour de Breton en 1924. Les oeuvres de 33 femmes surréalistes – dessins, poèmes, lettres, contes – montrent la prodigieuse plasticité d’un surréalisme au féminin, avide en humour noir, érotisme tendant au sadisme, ésotérisme, magie circonstancielle, débordement du surréel dans la vie présente […]
Archives de catégorie : Les extraits de notices
Expositions, publications, revues, films, DVD décrits dans Infosurr
Yves Elléouët, Oeuvres complètes
Cinq volumes de plusieurs centaines de pages chacun, voilà comment est annoncé matériellement l’oeuvre complète d’Yves Elléouët. Il aura fallu attendre longtemps après les premières oeuvres, difficilement trouvables aujourd’hui […]
Autant le dire d’emblée : rien n’est résumable dans cette écriture qui gronde comme un océan et qui sculpte les aventures de l’être comme l’abbé Fouré a sculpté des rochers à Rothéneuf.
Alain Joubert
(13 mars 1936, Paris – 22 avril 2021, Paris)
Né en 1936 à Paris, Alain Joubert, à qui il plaisait d’avoir eu
pour ancêtre un Communard, avait quelques passions des
plus honorables, le jazz, le cinéma, la course cycliste (Alfred
Jarry en tête de peloton devant Poulidor, bien sûr), et est-ce
bien tout cela qui l’orienta vers le surréalisme ? De 1955 à 1969,
il sera un des membres parmi les plus actifs du dernier groupe
surréaliste réuni autour d’André Breton […]
Heribert Becker
(10 août 1942, Opladen, Allemagne – 19 août 2025, Köln [Cologne], Allemagne)
Dans la nuit du 18 au 19 août 2025, Heribert Becker est décédé dans son appartement de Cologne des suites d’une maladie grave mais de courte durée. Pendant des décennies, il a exercé les métiers
d’auteur et de traducteur, principalement depuis le français, et a organisé deux expositions à Bochum sur le thème du surréalisme (Imagination et Lateinamerika und der Surrealismus) en 1978 et 1993. […]
Analogon
La revue Analogon présente le surréalisme d’aujourd’hui ; « elle est ouverte à toutes les perspectives extérieures différentes, mais essentielles, et à toutes les confrontations ». Comme son nom l’indique, « elle explore une approche variée et analogique de thèmes universels, notamment sous l’angle de la psychanalyse ou des sciences naturelles… »
Michel Zimbacca
Michel Zimbacca est mort à Paris, le 1er avril 2021. Né dans cette même ville, le 28 juillet 1924, sous le signe du lion, de parents syriens, qui lui permirent d’avoir une enfance heureuse, c’est vers 1946 qu’il découvrit le surréalisme, après la trouvaille dans la boîte d’un bouquiniste sur les quais de Seine, de numéros de La Révolution surréaliste.
Elisabeth Lenk
Kassel 22.12.1937 – Berlin 16.6.2022
« N’attendez pas de moi que j’évoque avec nostalgie la beauté du surréalisme à ses débuts ou de la force révolutionnaire de l’école de Francfort du temps où elle n’avait pas encore abandonné la Zeitschrift für Sozialforschung [Revue de la Recherche Sociale éditée par l’Institut du même nom]. Je voudrais au contraire poser la question de leur actualité : me demander ce que valent encore ces deux mouvements que l’on dit morts.
Alan Glass, Mondes et merveilles
[…] Alan Glass est né et a grandi à Montréal, où il a suivi des études d’art auprès d’Alfred Pellan. Il s’installe à Paris en 1952, où il rencontre plusieurs personnalités proches du surréalisme (Mimi Parent et Jean Benoît – eux aussi Québécois –, Yves et Aube Elléouët, Alejandro Jodorowsky, entre autres). Sa première exposition a été organisée par André Breton et Benjamin Péret à la Librairie Le Terrain vague en 1958, avec un catalogue préfacé par Jodorowsky. Bien que proche de certains surréalistes, Glass n’a pas voulu rejoindre le groupe à Paris. Il s’est installé à Mexico en 1963, où il a passé le reste de sa vie. Jodorowsky a présenté Glass à de nombreux artistes qu’il connaissait depuis son séjour au Mexique : Leonora Carrington, Kati Horna, Pedro Friedeberg, Bridget Bate Tichenor, Edward James, etc., dont beaucoup étaient des expatriés comme Glass. […]
Jacqueline Chenieux-Gendron
Elle fut une universitaire reconnue sur le surréalisme mais pas seulement. Elle a enseigné à l’Université Denis-Diderot-Paris 7, où elle a dirigé de nombreuses thèses sur le surréalisme. Elle a surtout
fondé et dirigé la revue Pleine marge (1985-2009), importante pour la valorisation et la connaissance du surréalisme.
Il restera surtout cette belle aventure de Pleine marge, revue qui
n’était pas qu’universitaire, loin de là même.
Marc’O, L’Art d’en sortir
L’Art d’en sortir est un livre d’entretiens entre Marc’O et l’éditeur Gérard Berréby, enregistrés à Paris en 2024 et accompagné de différents témoignages. Marc’O (Marc-Gilbert Guillaumin) a fréquenté de près les lettristes dans les années 50. […]
À la différence de la plupart des lettristes, il côtoie aussi les surréalistes.