On nous signale la publication du livre Le Cinéma burlesque, une autre origine du surréalisme par Charlotte Servel
« Allons, un peu plus d’humour, que diable ! », s’exclame Aragon dans Le Con d’Irène. Une exhortation similaire pourrait être lancée à propos de l’histoire du surréalisme. Jusqu’ici, les origines du surréalisme ont surtout été explorées à travers la découverte de Freud et de l’inconscient, ou par le prisme des grandes figures poétiques qui l’ont précédé. Ce livre propose une autre perspective : celle du cinéma burlesque.
Ces Cahiers Breton, pour à nouveau cligner des yeux, et en revenir à André Breton comme au foyer toujours brûlant d’une œuvre qui, malgré tous les accaparements de notre temps, nous rend enfin à nous-mêmes.
Surréalismes Paris 2024 est la sixième édition de la Société Internationale des Etudes sur le Surréalisme (ISSS), dont le but est de faciliter les échanges interdisciplinaires et inter-régionaux en organisant des événements (colloques, forums, expositions, publications) sur le surréalisme.
Donc, par un effet soudain comme une ondée en mai, le surréalisme serait de retour. Il y en a partout, au Centre Pompidou, dans les galeries parisiennes, dans les journaux et les magazines (y compris Artpress, c’est dire), jusque dans les provinces les plus reculées (la Suisse n’était pas en reste cet été avec la passionnante exposition de Lausanne).
Contrairement à tous les mouvements littéraires et artistiques qui l’ont précédé, il ne s’est pas éteint avec la disparition de ses fondateurs et il n’a pas connu véritablement la période d’oubli qui affecte tous les -ismes après leur entrée dans les dictionnaires. Mais il s’est transformé, et on l’a transformé.
Voici une liste d’événements qui complète notre première page Dernières nouvelles du centenaire. Avec bien sûr l’ouverture de l’exposition Surréalisme au centre Georges Pompidou du 4 septembre au 13 janvier 2024.
Le « centenaire » est devenu aujourd’hui un rendez-vous médiatique rituel. 2024 est donc l’année du centenaire du surréalisme, éclipsant celui d’Edouard Jaguer, pourtant proche, et d’autres moins connus comme par exemple Michel Ragon et sa rencontre avec CoBrA. Le surréalisme est donc né officiellement en 1924 avec la publication du Manifeste du surréalisme d’André Breton, ce qui est aujourd’hui une bonne opportunité de remettre l’auteur et son texte au centre du jeu.
Ce site autonome constitué à la Sorbonne nouvelle dans le cadre du laboratoire Thalim, avec la collaboration de chercheurs français et internationaux, vise à faciliter l’utilisation des archives numérisées de Desnos par les non-professionnels tout autant que par les chercheurs.
Annie Le Brun, photo Jean-Luc Bertini pour La vitesse de l’ombre (Flammarion, 2023)
(Rennes, – Croatie,
« Allez-y, vous serez ma voix ». C’est avec ces mots d’une confiance folle (mais justifiée) qu’André Breton avait demandé en 1966 à Annie Le Brun de se rendre au colloque de Cerisy consacré au surréalisme auquel Breton, de santé faiblissante et n’ayant aucun goût pour ce genre de rassemblement, ne se rendit pas, bien qu’il fût organisé par son ami Ferdinand Alquié, auteur de Philosophiedusurréalisme.