Tous les articles par Association Infosurr

Stella

par Guy Ducornet

Les mots, c’est bien connu, font l’amour.

De nombreux « spécialistes du surréalisme » non francophones semblent avoir eu toutes les peines du monde à s’accommoder de l’engouement des surréalistes pour les cabrioles de la langue française et pour tous ses jeux de mots dont André Breton disait qu’ils sont « soumis au régime de la coïncidence… qui brillent de la lumière même du télescopage et montrent dans le langage ce qu’on peut attendre du « hasard en conserve », grande spécialité de Marcel Duchamp » (Anthologie de l’humour noir, 1940).

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Sur Sarane Alexandrain

par Guy Ducornet

Avant de rencontrer Sarane Alexandrian, je ne le connaissais que pour ses hommages circonstanciées aux peintres que j’appréciais comme Victor Brauner et Max Ernst et ses ouvrages sur l’érotisme et les philosophies occultes – travaux considérables qui avaient permis à ce parfait gentleman de survivre de sa plume, avec tous les risques que cela comportait. J’avais pu compléter, grâce à lui, ce que j’avais appris du Catharisme grâce à une visite aux sites des Corbières et à Montéségur en 1962, et à l’échange de correspondances avec René Nelli qui avait suivi.

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Automne 2017

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le numéro 129 d’Infosurr est paru.
C’est le cinquième publié dans l’année ! Le numéro arrive par courrier postal auprès des abonnés.
Vu l’abondance de l’actualité, il est encore sur 16 pages.

Le n° 129 commence par un hommage au surréaliste indonésien Jan Schlechter Duvall, puis est fait un tour de l’actualité autour de l’anniversaire de la mort d’André Breton et de sa correspondance, un coup de projecteur est porté sur les dernières publications poétiques de Jacques Lacomblez et de Guy Cabanel, un sort détaillé est jeté sur les expositions autour de la beauté convulsive en République tchèques, hommages enfin sont rendus à Fred Deux et Radovan Ivsic, ainsi qu’à l’art postal d’Artur Cruzeio-Seixas. Et bien sûr des nouvelles plus brèves et 5 pages de recensement. Avant de conclure sur la persistance de la revue brésilienne A Phala.

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Giovanna, Poèmes et aphorismes (1989-2015)

Communiqué de l’éditeur

Voici enfin les oeuves poétiques de 1989 à 2015 de Giovanna. Poète et peintre flamboyante, admirée de quelques-uns des plus grands poètes et peintres du siècle, de Henri Michaux à François Rouan et Pierre Alechinsky, aux côtés d’Hervé Télémaque, de Gherasim Luca et du dernier groupe surréaliste, elle peut enfin être lue et relue, et nous aider à porter le regard le plus juste, le plus fabuleux et le plus caustique sur le monde.

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John Welson & John Richardson

Traduit par Michel Remy

En français (version anglaise à la suite)

Une aventure surréaliste en Bwlch-y-Sarnau

Deux expositions conjointes de John Welson et John Richardson sont à signaler à l’actif de nos amis gallois. L’une, d’une journée, au Café Glyndwr à Bwlch-y-Sarnau, Radnorshire (Pays de Galles) le 24 septembre 2016, l’autre à la salle des fêtes de Glasbury, également dans le Radnorshire.

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Décès de Simone Dax (1920-2017)

Simone Martignoles, veuve d’Adrien Dax, vient de s’éteindre le 11 septembre 2017 à Monbrun dans le Gers chez sa fille Rowling-Dax. Elle avait partagé avec enthousiasme l’engagement surréaliste d’Adrien, et tous deux étaient assidus, durant l’été, à Saint-Cirq Lapopie, autour d’André et d’Elisa Breton. Simon Dax restera dans nos mémoires comme un passante du pays surréaliste, au caractère affirmé et au beau visage rayonnant.

Jean-Pierre Lassalle

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Gilles Brenta l’impossible

par Dominique Rabourdin

À Christine

Gilles Brenta est né le 29 novembre 1943 à Uccle, en Belgique. Son père souhaite l’orienter vers la carrière diplomatique. Il préfère peindre, dessiner et fuit l’université pour fréquenter l’atelier du peintre Maurice Boel. Il réussit le concours d’admission à la très sélective École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre, où il rencontre en 1967 sa future femme, Christine Wendelen. C’est une période d’apprentissage où il est furieux, où il invente tout, où il ne lit pas. Le premier écrivain à l’intéresser sera, des années plus tard, Witold Gombrowicz. Il écrit un peu, des poèmes, en publie, est acteur au Living Theater, à Bruxelles et Amsterdam, et dans quelques films, commence à exposer et travaille comme accessoiriste puis décorateur pour le théâtre et le cinéma.

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