Archives pour la catégorie Les acteurs

Notices sur les surréalistes, proches, critiques, recensés dans Infosurr

Décès de Simone Dax (1920-2017)

Simone Martignoles, veuve d’Adrien Dax, vient de s’éteindre le 11 septembre 2017 à Monbrun dans le Gers chez sa fille Rowling-Dax. Elle avait partagé avec enthousiasme l’engagement surréaliste d’Adrien, et tous deux étaient assidus, durant l’été, à Saint-Cirq Lapopie, autour d’André et d’Elisa Breton. Simon Dax restera dans nos mémoires comme un passante du pays surréaliste, au caractère affirmé et au beau visage rayonnant.

Jean-Pierre Lassalle

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Gilles Brenta l’impossible

par Dominique Rabourdin

À Christine

Gilles Brenta est né le 29 novembre 1943 à Uccle, en Belgique. Son père souhaite l’orienter vers la carrière diplomatique. Il préfère peindre, dessiner et fuit l’université pour fréquenter l’atelier du peintre Maurice Boel. Il réussit le concours d’admission à la très sélective École Nationale Supérieure des Arts Visuels de La Cambre, où il rencontre en 1967 sa future femme, Christine Wendelen. C’est une période d’apprentissage où il est furieux, où il invente tout, où il ne lit pas. Le premier écrivain à l’intéresser sera, des années plus tard, Witold Gombrowicz. Il écrit un peu, des poèmes, en publie, est acteur au Living Theater, à Bruxelles et Amsterdam, et dans quelques films, commence à exposer et travaille comme accessoiriste puis décorateur pour le théâtre et le cinéma.

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Paul Joostens

Joostens, Le grand collage, 1917, photographie de Robert Guiette
Joostens, Le grand collage, 1917, photographie de Robert Guiette

par Ben Durant

Paul Joostens naît à Anvers le 18 juin 1889, son père est marbrier tandis que sa mère est issue de la grosse bourgeoisie. Il étudie d’abord chez les Jésuites avant d’entrer en apprentissage chez l’architecte Winders dont il gardera toute sa vie la notion d’architecture et de construction, disant « Si un tableau est mal équilibré, il ne m’intéresse pas ». Il apprend également la peinture à l’Académie d’Anvers puis à l’Institut Supérieur des Beaux-arts. Ses premières toiles exécutées en 1910 sont successivement impressionnistes, pointillistes et fauves. Mais sa palette s’assombrit et sa peinture devient expressionniste. Il entame ses premiers collages d’esprit dadaïste en 1915.

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Christian d’Orgeix

« Il faut repousser le rationalisme par tous les moyens. La raison, c’est la mort » [1].

Christian d’Orgeix, homme entier, intègre, luttant contre vents et marées, suivant une route étroite, peu fréquentée, toujours à la marge – de la société, cela va sans dire, mais aussi de tout groupe constitué – ce qui lui a, à de nombreuses reprises, fortement compliqué la tâche. « Hemos perdido todas las batallas, todos los días ganamos una Poesía » [2]. Homme d’un autre temps, de tous les autres temps. Sa seule modernité est dans son art, mais « c’est un privilège que de vivre en conflit avec son temps » [3].

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Remedios Varo à Mexico

Par Ben Durant

Remedios Varo (Anglès, Espagne, 16 décembre 1908 – Mexico City, Mexique, 8 octobre 1963)

Enfant, son père l’encourage à dessiner et à 15 ans, abandonnant l’école, elle part étudier la peinture à l’académie San Fernando de Madrid (où l’avait précédé Salvador Dali). En 1930, elle épouse le peintre Gerardo Lizarraga et fréquente les beaux-arts à Barcelone où elle se lie d’amitié avec Esteban Francès et le groupe des surréalistes catalans. En 1936, elle rencontre Benjamin Péret venu combattre les Franquistes, coup de foudre réciproque, elle quitte son mari et suit Péret à Paris où ils se marient en 1937. Elle y rencontre Leonora Carrington.

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Nadine Lefebure

Le 12 octobre 2016, Nadine Lefebure nous a quitté.

Elle fut la dernière survivante du groupe surréaliste clandestin durant la Seconde Guerre mondiale, La Main à plume.

Elle a eu une vie qui n’a jamais démenti ses engagements surréalistes de jeunesse.

Hommage à suivre

Richard Walter

Jean-Claude Charbonel (II)

Autre page sur Jean-Claude Charbonel

Je me souviens de cet été 1995, je rencontrais pour la première fois Jean-Claude et Suzel chez eux. Je parcourais la Bretagne depuis quelque temps déjà, et m’en étant ouvert à Édouard Jaguer, celui-ci m’avait immédiatement recommandé d’aller voir les Charbonel. Je me souviens de cet accueil, le tutoiement d’emblée comme si nous étions déjà camarades, malgré les 32 années qui nous séparaient, un sourire généreux, engageant, et un excellent whisky.

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Jean-Claude Charbonel

Autre page sur Jean-Claude Charbonel

Il existe des êtres, rares, qui vivent entre le visible et l’invisible, ils en sont les passeurs passionnés.  Ces êtres ne sont jamais du départ, ils continuent de hanter les manoirs de bois flottés, dressés par la houle sur des plages infinies, les rochers déchiquetés des rêves d’Iroise, et, lorsqu’on les croit captifs, au loin, d’un piège de Morgane, ils  nous reviennent soudain sur quelque vaisseau fantôme entourés de leurs compagnons d’Aventure et de conviction.

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