Christian Dotremont disait de Cobra qu’il était « l’association souple des artistes » et c’est bien la meilleure définition que l’on puisse donner de Serge Vandercam (1924-2005, cf. Infosurr, n° 62), cet infatigable expérimentateur de formes à travers tous les médiums possibles.
Archives de catégorie : Les extraits de notices
Expositions, publications, revues, films, DVD décrits dans Infosurr
Georges Sebbag
[…] Sebbag est un obsédé du temps, celui qui passe et celui qui repasse, le temps avec fil : il a mis à profit le centenaire du surréalisme pour publier et commenter (avec Thierry Dufrêne) non
seulement le manuscrit du Manifeste auquel il a adjoint ceux de Poisson soluble.
Pierre Mabille et le Surréalisme
Pierre Mabille (1904-1952) est encore aujourd’hui trop méconnu
du grand public, mais également au sein du mouvement surréaliste dont il reste une figure de compagnonnage alors qu’il en fut un théoricien de premier plan. Rappelons qu’il est l’un des premiers à envisager sérieusement la dimension anthropologique du surréalisme (bien avant le livre de Vincent Bounoure et consorts, La Civilisation surréaliste, 1976, qui d’ailleurs ne le mentionne pas, ou peu).
Marianne Van Hirtum, Le Surréalisme est une grande peau d’ours
Belle exposition des dessins, peintures, objets, et livres de Marianne Van Hirtum, provenant pour la plupart des collections privées, et soigneusement assemblées par la conservatrice Isabelle de Longrée, responsable des arts plastiques à la province de Namur (Belgique). Namur est la ville dans laquelle Van Hirtum a grandi avant de s’installer à Paris en 1952 ; la majeure partie de sa production artistique et littéraire a été réalisée à Paris avant et après qu’elle a rejoint le groupe surréaliste en 1958.
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SRRLSM
Disons que la célébration au MNAM des cent ans du premier Manifeste du Surréalisme est, de loin, le bilan le plus complet et le plus intelligemment ordonné qui ait jamais été dressé du srrlsm en
peinture. Le Verbe en était quasi absent, ainsi que tout dispositif symbolique de subversion des idées et des moeurs de notre temps. Faut-il le dire : une exposition sur le srrlsm n’est pas une exposition srrlst, de même que le sel retenu après évaporation dans les anfractuosités des roches n’est pas la mer.
Pierre Mabille, Le Miroir du merveilleux
Le récent regain d’intérêt pour l’oeuvre et la vie de Pierre Mabille, chez Hermann comme chez Fage, contribue à repositionner l’auteur comme une figure centrale du surréalisme. Longtemps considéré – tout au plus – comme un compagnon de route du mouvement, justice est enfin rendue dans la réédition de son Miroir du merveilleux, oeuvre-clé pour la théorie du concept éponyme qui marque pour Emmanuel Bauchard, spécialiste de l’auteur, le rapprochement de « sa proposition épistémologique […] au plus près
des expériences surréalistes. »
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Sergio Lima
(Sergio Claudio de Franceschi Lima, 28 décembre 1939, Pirassununga, Brésil – 25 juillet 2024, São Paulo, Brésil)
Il organisa dans les années soixante le groupe surréaliste brésilien puis survivra à la longue période de la dictature militaire pour continuer l’activité surréaliste : Sergio aura eu une vie exemplaire et un engagement surréaliste remarquable. Il fut un lecteur fidèle d’Infosurr. Hommage du groupe DeCollage (R. W.)
Jacques Abeille
[…] Pendant longtemps, parmi celles et ceux qui lisaient Abeille, les plus conformistes ont distingué chez lui un versant « sérieux » (le Cycle des contrées) et un autre, plus singulier, moins « élaboré » parce qu’érotique (les ouvrages signés Léo Barthe).
Serge Berna, Écrits et Documents
Les éditions du Sandre nous proposent un très bel ouvrage sur le méconnu et éternel rebelle Serge Berna. C’est une anthologie qui se veut exhaustive de toutes les traces laissées par celui qui fit scandale en proclamant la mort de Dieu en plein Notre-Dame de Paris en 1950. […]
Roger Renaud, Vols de chouette, Caresses de chat
L’automatisme absolu régit ce que [Roger Renaud] écrit après son adhésion au surréalisme en février 1968 (il n’arrive pas à temps pour rencontrer André Breton). L’automatisme évoluerait pour atteindre des éruptions poétiques plus « dirigées » et privées, mais unies par le fait d’être des poèmes d’amour – ou mieux de l’amour – qui en même temps ne rompraient pas avec tout ce qui précède, car « ce sont, comme les textes de la période surréaliste, des textes entendus, venant de l’autre côté du miroir » (et jamais retravaillés). […]
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