Jacqueline Chenieux-Gendron

Elle fut une universitaire reconnue sur le surréalisme mais pas seulement. Elle a enseigné à l’Université Denis-Diderot-Paris 7, où elle a dirigé de nombreuses thèses sur le surréalisme. Elle a surtout
fondé et dirigé la revue Pleine marge (1985-2009), importante pour la valorisation et la connaissance du surréalisme.

Il restera surtout cette belle aventure de Pleine marge, revue qui
n’était pas qu’universitaire, loin de là même.

Ses sous-titres étaient explicites : « Cahiers de littérature, d’arts plastiques & de critique » / « Surréalisme & Autres modernités ». Dans La Revue des revues, n° 57 (printemps 2017), il faut lire l’étude par Françoise Nicol au beau titre de « Pleine marge, “Il y aura une fois encore” » en référence à l’anthologie éditée par Chenieux-Gendron. Nous assumons toujours la conclusion de la note parue dans Infosurr n° 141 (2019) sur cette étude :

« Cette revue aux 50 numéros de mai 1985 à octobre 2009 occupa durant cette période une place de résistance face au contexte anti-surréaliste. Cette revue ne se situait d’ailleurs pas dans l’affiliation ou dans l’héritage du surréalisme, mais dans le questionnement, dans des regards obliques autour de celui-ci. Oscillant entre création artistique et analyse intellectuelle, elle voulait “porter le regard non seulement sur ce qui a été écrit, peint ou dessiné au passé, pour en faire l’historique, mais aussi sur les mouvements ondulatoires générés aujourd’hui par ce qui a été inventé hier”. Cette déclaration d’intention de la revue ne saurait être reniée par Infosurr. »

Extrait de l’article de Richard Walter paru dans le n° 178 d’Infosurr.