Jacques Lacomblez

(Bruxelles, 25 mars 1934 – 27 juin 2026)

Il s’est éteint à Bruxelles en pleine canicule mais son oeuvre est et reste toujours aussi éclairante

Regards et hommages :

La vigie du jardin universel, Jacques Lacomblez par Richard Walter

Ce 27 juin 2026 par Georges-Henri Morin

Les amis de Jacques Lacomblez par Hervé Girardin

Voir aussi le site des éditions du Grand Tamanoir

Évocation de mon ami admirable, Jacques Lacomblez
le surréaliste d’abord et pendant toute sa vie
le marxiste libre-penseur et tout convaincu, mais sans diktats ni parti
le peintre d’une vision sauvage, ni abstraite ni figurative
le poète expérimental, ses mots et ses idées en toute liberté
l’ami Jacques : sa fidélité et sa grande affection

Laurens Vancrevel, 5 juillet 2027


Autodidacte précoce, il découvre Giorgio De Chirico, Wassily Kandinsky, Max Ernst et René Magritte et peint son premier tableau à 17 ans. Il se passionne pour Stéphane Mallarmé, Charles Baudelaire et Paul Verlaine, le Romantisme allemand et le jazz américain. Il rencontre Magritte en 1956 ainsi qu’Édouard Jaguer et adhère à son mouvement « Phases » ; il rend visite André Breton en 1958 participant ainsi à l’exposition internationale Surrealist Intrusion in the Enchanters’ Domain [Intrusion surréaliste dans le domaine des enchanteurs] à New York. Il y côtoie E.L.T Mesens, Max Ernst, Toyen, Wifredo Lam, Matta, Jean-Jacques Lebel et Jorge Camacho.

Première exposition rétrospective personnelle au Palais des Beaux-arts de Bruxelles en 1964 et rétrospectives au Musée d’Ixelles en 1983, au Musée d’Art de  Saint-Brieuc en 2009, à la Fondation Granell à Saint-Jacques de Compostelle en 2019 et à La Wittockiana à Bruxelles pour ses 90 ans en 2024.

Mais ne négligeons pas le poète qui écrit ses premiers vers en 1952, influencé par Henri Michaux et Benjamin Péret. Il fréquente Paul Colinet, Marcel Lecomte, Paul Nougé et Marcel Havrenne dès 1955,  Achille Chavée en 1960 et Julio Cortázar en 1964. En 1962, il publie son premier recueil de poèmes et crée en 1974 sa maison d’édition «L’Empreinte et la Nuit », où il invite ses amis Claude Tarnaud, Jean Thiercelin et Chavée. Il illustre Guy Cabanel, Roger Brielle, Philippe Jones, Laure Missir, Franklin Rosemont, Tarnaud et Thiercelin.

De 1958 à 1964, il publie une revue Edda qui connaîtra 5 numéros et où l’on trouvera tous les artistes et écrivains avant-gardistes de l’après-guerre : Pierre Alechinsky, Enrico Baj, André Breton, Robert Benayoun, Marcel Broodthaers, Guy Cabanel, Julio Cortázar, Jean-Pierre Duprey, Christian d’Orgeix, Raoul Haussman, Georges Heinein, Radovan Ivsic, Paul Joostens, Carl Otto Götz, Jacques Hérold, Konrad Klapeck, Wifredo Lam, E.L.T. Mesens, José Pierre, Shinkichi Tajiri, Toyen ou Wols.

Lacomblez travailla et édita avec la galerie bruxelloise Quadri de 1995 à 2026.

Ben Durant, 29 juin 2026

Jacques Lacomblez, décor de reliure pour « Les Mamelles de Tirésias » de Guillaume Apollinaire, 2008

Jacques Lacomblez en 2014, photos de Pierre Prigioni

A la galerie Quadri
Devant chez lui
Chez lui

C’était un être, un vrai

Trop original pour être compris de beaucoup

Marc Quaghebeur, 4 juillet 2027