Michel Zimbacca est mort à Paris, le 1er avril 2021. Né dans cette même ville, le 28 juillet 1924, sous le signe du lion, de parents syriens, qui lui permirent d’avoir une enfance heureuse, c’est vers 1946 qu’il découvrit le surréalisme, après la trouvaille dans la boîte d’un bouquiniste sur les quais de Seine, de numéros de La Révolution surréaliste.
Puis c’est la lecture de La Lampe dans l’horloge d’André Breton qui l’incite à rencontrer celui-ci et à se joindre en 1949 aux activités du mouvement surréaliste. […]
Si Zimbacca resta toute sa vie un surréaliste actif et inventif, c’est parce qu’il était convaincu que le surréalisme est avant tout une pratique collective, nourrie autant par le partage des initiatives individuelles que par des jeux et des réflexions menés en commun, aux fins, insistait-il d’approfondir toujours plus notre connaissance du « fonctionnement réel de la pensée » qui ne lui sembla jamais plus évident que dans l’impérience de la volupté. Et toute sa vie, oui, puisqu’après la crise de 1969 qui fracassa le dernier groupe réuni autour d’André Breton, il prit le parti de ceux qui, autour de Vincent Bounoure, estimèrent que devait continuer l’aventure surréaliste, sans rien renier ni de sa bannière, ni de l’exploration continue
de nouvelles voies conduisant à l’émancipation de l’imagination, et cela en lien avec le groupe surréaliste de Prague. […]
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Extrait de l’article de Guy Girard paru dans le n° 179 d’Infosurr.
Illustration : dessin de Michel Zimbacca pour son exposition Libre Moisseau, Galerie L’Usine, Paris, 2017.
