L’Oie d’Hermogène d’Ithell Colquhoun est un récit fantastique envoûtant qui nous place au coeur d’un paysage onirique. Une jeune fi lle est prise au piège d’une île enchantée, qui n’a pas de nom, sous
la coupe de son oncle, personnage sinistre et effrayant, dont le but est de vaincre la mort par la magie. Il apparaît bientôt à l’héroïne que l’ambition de son oncle est de posséder par la magie noire la pierre
philosophale et qu’elle court un grave danger.
Dès que celui-ci se rend compte que sa nièce possède un antique bijou dont elle a hérité et qui est essentiel à sa machination alchimique, il décide de se l’approprier. Terrifiée, l’héroïne tente désespérément de trouver un moyen de s’enfuir de l’île. Son seul espoir d’échapper passe, cependant, par la traversée des étapes de l’opération alchimique. […]
Reflétant l’effacement progressif du monde tangible, qui est le sujet de L’Oie d’Hermogène, un soustexte se donne à voir dans les illustrations apportées par le poète et peintre gallois John Welson, comme autant de strates de mystère visuel. Dans ses dessins qui rejettent le monde matériel, Welson renvoie en effet à une réalité autre et qui se situe ailleurs. […]
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Extrait de l’article de Silvano Levy paru dans le n° 181 d’Infosurr.
Ithell Colquhoun, L’Oie d’Hermogène [The Goose of Hermogenes], Caen, Le Grand Tamanoir, octobre 2025.