Surrealism, Life, Le Guin and Blade Runner

Penelope Rosemont, infatigable, coordonne un recueil de regards et de réflexions sur les rapports entre surréalisme et science-fiction, la démarche ne surprend pas tant ces deux approches ont à voir avec la contreculture américaine. Du décorticage par Michael Richardson du fi lm Blade Runner (tiré du livre Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick dont il faudrait analyser la proximité de ses écrits avec le surréalisme) jusqu’au discours de Ursula K. Le Guin pour la remise d’un prix, les points de vue sont décalés mais, tout comme Bugs Bunny ou les cartoons, le surréalisme a infusé dans nombre de pans de cette contreculture américaine.

Beaucoup d’auteurs anglo-saxons de science-fiction, à partir des années 60, font résonner leurs écrits avec les principes surréalistes de déferlante de l’imaginaire, de juxtapositions et de rencontres
fortuites. Tout comme le surréalisme, la science-fiction ne devient pas que l’expression de simples fantasmes d’évasion et de délassement ; l’aspect politique subversif y occupe une grande place.

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Début de l’article de Richard Walter paru dans le n° 181 d’Infosurr.

Surréalisme & Science-fiction : Collectif, Surrealism, Life, Le Guin and Blade Runner, Portland (USA), Eberhardt Press & Chicago
(USA), Charles H. Kerr, 2025.